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Bien manger en période de confinement

Rester confiné peut jouer sur le moral, en particulier si nous ne savons pas combien de temps va durer ce confinement. Le coronavirus est une source d’angoisse, parfois au point d’avoir un impact sur la façon de se nourrir. Nous pouvons nous transformer en puits sans fond ou bien au contraire ne plus avoir d’appétit… Dans cette situation inhabituelle et déstabilisante, il peut être normal de perdre ses repères. Cependant, nous ne réagissons pas tous de la même manière face à ce changement brutal de nos habitudes.

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Réapprendre à se nourrir

Regardons le bon côté des choses : bousculer nos habitudes permet de quitter le mode « automatique » c’est-à-dire remettre en question tout ce que l’on fait sans réfléchir. Profitons-en pour être curieux et porter notre attention sur les petits gestes de la vie quotidienne. Par exemple, l’expérience peut se porter sur les sensations alimentaires : l’idée est de manger quand on a faim et s’arrêter quand on n’a plus faim. Plus facile à dire qu’à faire…

Revenons donc aux bases : quelles sont les raisons qui nous poussent à nous nourrir ? Manger est un besoin vital, nous apportons à notre corps l’énergie et les nutriments nécessaires à la vie.

 

D’autres principes parfois oubliés mais tout aussi importants sont à prendre en compte :

  • Le plaisir

  • L’habitude, la culture, les traditions

  • Le budget ou la situation économique

  • La convivialité

  • Les sens

  • Les émotions…

Les signaux de faim et de satiété

La sensation de faim est un signal d’alarme : notre corps nous informe qu’il a besoin d’énergie. La faim se manifeste par divers signaux corporels qui évoluent dans le temps et chacun peut la percevoir différemment. Au début ce peut être de gentils petits gargouillis, puis une sensation de creux ou de vide dans l’estomac, plus tard une douleur peut s’installer relativement rapidement qui peut aller jusqu’à des maux de tête, de la fatigue ou bien un manque de concentration, voire une certaine irritation.

Naturellement, lorsque l’on a faim, on prend plaisir à manger. Puis, progressivement, ce plaisir diminue jusqu’à disparaître. C’est à ce moment-là que nous sommes rassasiés car nous avons ingéré une quantité suffisante de nourriture.

L’envie de réconfort

Qu’en est-il des envies d’aliments sucrés ou gras ? Il est tout à fait naturel d’utiliser parfois la nourriture pour apaiser nos inquiétudes ou nos tourments et trouver du réconfort à travers le plaisir de manger. Lors de cette période riche en émotions, absorber rapidement de grandes quantités de nourriture peut conduire à la culpabilité et parfois même à créer un inconfort digestif. Ce retour sensoriel signifie que la satiété a été dépassée, ce qui est logique puisqu’il y a une déconnexion au corps et aux sensations alimentaires.

Ce comportement humain demande bienveillance et autocompassion, au lieu de la culpabilité ! Pour cela, autorisons-nous ce réconfort et prenons le temps de déguster (je vous invite à lire mon article L’art de manger en pleine conscience). Par ailleurs, libérons-nous des stratégies d’évitement comme le fait de manger une pomme à la place d’un gâteau par exemple, car cette pomme risque de ne pas être aussi satisfaisante que le gâteau qui lui-même reste un désir inassouvi.

Conclusion

En conclusion, profitons de cette période de confinement pour (ré)apprendre à écouter notre corps en identifiant nos sensations alimentaires (faim, satiété). Autorisons-nous des moments de réconfort. La vie continue, même à distance. Si nos amis ou notre famille nous manque, organisons des repas avec eux à distance en utilisant Facetime ou Skype, cuisinons avec nos enfants, continuons de concocter de bons petits plats dans de jolies assiettes avec ce qu’il y a dans nos placards. Faisons preuve d’imagination !

Voici d’autres idées pour passer agréablement ce mauvais moment :

  • Lire la pile de livres qui attend sur la table de chevet

  • Faire de l’exercice physique chez soi en ligne (il existe des tutos gratuits sur internet)

  • Faire des jeux de société en famille

  • Coudre soi-même son masque en tissu

  • Passer du temps avec son chat, lui fabriquer de nouveaux jouets, lui cuisiner des croquettes

  • Faire le grand ménage de printemps, nettoyer, trier ses vêtements

  • Trier ses photos, réaliser des montages, effectuer une sauvegarde de son ordinateur

  • Commencer la méditation ou le yoga

  • Tenir un journal ou un carnet de notes…

 

Si vous avez besoin d’un soutien plus approfondi, je propose des consultations à distance.

Coline GIRERD, diététicienne psycho-nutritionniste pour une alimentation éclairée

> Pour aller plus loin :

L’approche bio-psycho-sensorielle du GROS (Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids)

Cahier d’exercice : « Je régule mon poids selon les thérapies comportementales et cognitives », de Sandrine Gabet-Pujol

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Coline Girerd

Diététicienne psycho-nutritionniste

Ouest lyonnais

 

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